La commune de Aïn Azel est située à 50 kilomètres au sud de Sétif et constitue la frontière de la wilaya de Sétif avec celle de Batna, sa population est estimée à environ 54 000 habitants. Avec ses 138 960 habitants, la daïra de Aïn Azel ayant sous sa coupe Aïn Lahdjar, Bir Haddada et Beïda Bordj est la première daïra de la wilaya, en termes de superficie (747,960 km²).
Le chef-lieu de la daïra et commune connaît, ces dernières années, une véritable dynamique en matière de développement. La région, ayant enfanté de grands martyrs et de nombreux lettrés, redevient depuis un certain temps fréquentable. Grâce à l’implication de ses « fils » et surtout responsables locaux, elle a réappris à revivre. Nous y avions été, en ce mois de septembre. Après une brève entrevue avec le chef de daïra, c’est le P/APC qui nous reçoit dans son bureau. Ahmed Madjor, d’une incroyable spontanéité, s’est félicité d’emblée de tout ce qui a pu être réalisé dans sa commune, ces derniers temps. « Avant que je ne vienne aux commandes de la commune, je ne cessais d’interpeller mes concitoyens dans les rues, ruelles, places publiques et cafés. Je me souviens de leur avoir promis beaucoup de choses. A l’heure actuelle, je ne saurais dire que tout a été fait, mais nous y arriverons tous ensemble dans un tout proche avenir », a-t-il assuré à El Djazair.com. L’actuelle Assemblée communale a le mérite d’avoir réalisé un tribunal dans le territoire de la commune. Avant cette date, les habitants de Aïn Azel et sa région se trouvaient contraints de se déplacer à Aïn Oulmène en empruntant une route vétuste de 20 km pour se faire délivrer certains documents administratifs tels que le casier judiciaire, les jugements ou pour suivre une affaire pendante en justice. Et ce n’est pas tout. A bien scruter les documents en notre possession, on ne pourrait nier que la commune de Aïn Azel soit un modèle en termes de développement local. Ainsi, le PCD, obtenu en cette année 2014, est « équivalent à celui d’une vingtaine d’années », si l’on reprenait les dire du premier responsable de la commune. Il a, dans ce contexte, assuré que le pourcentage des routes bitumées à travers la commune a avoisiné les 82% en 20132, alors qu’il n’était que de 49% en 1999. La liste des réalisations dans la commune de Aïn Azel est encore longue. Dans cette commune « la problématique de l’approvisionnement des populations en eau potable est définitivement résolue », a assuré le P/APC. Chiffres à l’appui, il a indiqué à ce propos, que la dotation en eau quotidienne par habitant est en constante amélioration puisqu’elle a culminé cette année à un ratio moyen de 90 litres par jour par habitant. Même chose pour l’assainissement. Toujours selon les données de Ahmed Madjor, le taux de raccordement au réseau public d’assainissement dans les cités est estimé à 93% alors que le taux pour les habitations dites « éloignées », est de 46%.
Défis relevés
Contrairement aux échos parvenant d’ici et là, la commune de Aïn Azel n’est pas du tout confrontée à ce casse-tête nommé logement. Le premier responsable de la commune, qui a rappelé que sa municipalité a bénéficié d’un programme de 810 logements depuis 2008, a assuré que 190 logements sociaux ont été distribués en juillet dernier sans qu’il y ait la moindre contestation des listes des bénéficiaires. «La liste avait été longtemps placardée dans le hall de la commune. Toute le monde s’est accordé à dire que ce sont les véritables nécessiteux qui en ont bénéficié », a indiqué Ahmed Madjor qui a fait part de la distribution prochaine (dès que les travaux seront achevés) de 400 autres logements inscrits en 2011. Par ailleurs, la commune de Aïn Azel a bénéficié de 250 logement (vente location) dont 50 de Cnep-Immo sont en attente de distribution. Quant au logement rural, la daïra de Aïn Azel a bénéficié d’un programme total de 43 27 aide à cette formule de logements dont 840 pour le chef-lieu de la commune. 94,04% de ces constructions sont achevées. Dans cette commune, tout semble aller pour le mieux, l’objectif étant de réunir toutes les bonnes possibles aux populations locales y compris en matière d’établissements scolaires. Là, aussi, les chiffres reflètent une réalité qu’on ne peut mettre en doute. A titre illustratif, le nombre d’établissements scolaires réalisés dans cette commune a connu un bond significatif. Alors que ce nombre n’était que de 27 établissements (21 primaires, 4 CEM et 2 lycées) en 2004, il est passé à 32 en 2014 (25 primaires, 5 CEM et 2 lycées).
Un nouveau centre d’hémodialyse
Aïn Azel dispose d’un hôpital de 120 lits, inauguré en 2006, comprenant un pavillon de soins d’urgence, deux blocs opératoires, un scanner et des services de pédiatrie, de médecine interne, de chirurgie générale et de gynécologie et obstétrique et un autre service de médecine de travail, un service de chirurgie dentaire et une pharmacie publique. Prochainement, ce secteur sera renforcé par un centre d’hémodialyse. Le montant de sa réalisation est estimé à 45 millions de dinars. Il est également question de la réalisation d’un établissement de santé de proximité pour quelque 30 millions de dinars.
Projets en cours de réalisation
Dans le cadre des différents programmes initiés dans la commune de Aïn Azel, il a été enregistré jusqu’en septembre dernier, un peu plus de 120 opérations dont le montant global est estimé à 6.111.645.513.00 DA. Quinze de ces opérations concernent le secteur de l’éducation pour un montant de 503.960.000.00 DA. Tout est pris en compte par les autorités locales de Aïn Azel, y compris la frange des jeunes. Dans ce cadre, il est question de la réalisation d’une piscine semi-olympique (opérationnelle). Sont coût est estimé à 230.000.000.00 DA. Côté infrastructures administratives, il est question de cinq opérations portant réalisation d’un centre correctionnel, d’une sûreté urbaine, d’un nouveau siège de la daïra, d’un centre d’impôts et d’un bureau de poste pour un montant de 1.806.000.000.00 DA. Et afin de mettre un terme à la problématique des ordures ménagères, il est question de la réalisation d’un Centre d’enfouissement technique. Toujours s’agissant des projets en cours de réalisations, Aïn Azel aura sous peu une gare routière et une station urbaine de transport de voyageurs. Le tout pour un montant de 250.000.000.00 DA. Pour chapeauter l’ensemble de ces réalisations, les responsables locaux ont mis en service récemment un marché couvert qui faciliterait beaucoup la vie quotidienne du citoyen. Mais le projet qui mettra fin aux supplices des populations locales particulièrement en période hivernale, serait assurément celui du raccordement de huit zones d’habitations au gaz de ville.
Ils sont la fierté de la commune
Aïn Azel a été depuis toujours une pépinière d’intellectuels et de sportifs. Les premières vagues ont été formées à l’école municipale, située derrière l’ancienne APC au centre-ville. L’école municipale était composée de deux blocs, séparés par la rue, le premier, contigu à la mairie, comprenait de classes et des logements à l’étage et le second composé du bureau du directeur, du terrain de tennis, de classes et de logements pour les enseignants (l’école coloniale était située dans ces locaux). Le directeur de l’époque Mansour Hamouda était une personnalité charismatique, dynamique et compétente. Il finira sa carrière en apothéose en tant que cadre supérieur du ministère de l’éducation nationale. Aïn Azel a également vu naître l’ancienne ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouara Saâdia Djaâfar. Cette commune a vu naître des sportifs de haut niveau. A citer entre autres, Abdelkader Chadi, pugiliste international, né le 12 décembre 1986 à Aïn Azel, et Hamza Kramou, Nabil Kassel, également boxeur. Noureddine Staïfi, chanteur de la chanson sétifienne, est lui aussi originaire de Aïn Azel.