Mapungubwe est adossé à la frontière nord qui sépare l’Afrique du Sud du Zimbabwe et du Botswana. C’est un vaste paysage de savane parsemé d’arbres, de quelques épineux, de baobabs colossaux, autour de terrasses de grès s’élevant au-dessus de la plaine. Au confluent du Limpopo et de la Shashe et enjambant les routes nord/sud et est/ouest dans le sud de Afrique, Mapungubwe fut le plus grand royaume du sous-continent avant son abandon au XIVe siècle. Il en survit des vestiges quasi intacts des sites des palais, avec toute la zone de peuplement qui en dépend, et deux capitales antérieures. L’ensemble offre un panorama inégalé du développement de structures sociales et politiques sur quelque 400 ans.
Justification :Critère (ii) : Le paysage culturel de Mapungubwe abrite des preuves d’importants échanges de valeurs humaines qui ont conduit à des changements culturels et sociaux aux influences énormes dans le sud de l’Afrique entre 900 et 1300 après J.-C..
Critère (iii) : Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe offrent un témoignage remarquablement complet de l’essor puis du déclin de l’Etat de Mapungubwe qui fut, à son apogée, le plus grand royaume du sous-continent africain.
Critère (iv) : La fondation du royaume de Mapungubwe qui devait sa puissance au commerce des ports d’Afrique de l’Est avec l’Arabie et l’Inde fut une période marquante de l’Histoire du sous-continent africain.
Critère (v) : Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe illustrent de manière vivante l’impact du changement climatique et témoignent de l’essor puis du déclin du royaume de Mapungubwe, illustrant clairement l’histoire d’une culture devenue vulnérable à un changement irréversible.