- MADANI Djamila - Associations végétales et couvertures édaphiques dans la région du HODNA

Business Listing - April 01, 2020

- MADANI Djamila - Associations végétales et couvertures édaphiques dans la région du HODNA

Auteur MADANI, Djamila Directeur de thèse BENSAID rabeh (Professeur) Filière Agronomie Diplôme Doctorat Titre Associations végétales et couvertures édaphiques dans la région du HODNA Mots clés Associations végétales, couvertures édaphiques, la steppe algerienne, SIG, HODNA Résumé L'écosystème steppique en Algérie, dont la région du HODNA fait partie, se fragilise d'année en année.Cela est essentiellement dû à différents facteurs majeurs . En premier lieu on peur citer le changement climatique qui rend la région de plus en plus sèche. La durée de la saison sèche aurait augmenté de 2 mois entre 1913-1938 et1978-1990(Djelloulo et Nejraoui,1995) bloquant ainsi le développement végétatif. Les activités de l'homme ,par l'exploitation anarchique des ressources naturelles,déjà très pauvres à travers le déboisement et le défrichement des sols ont un rôle prépondérant dans cette dégradation de l’environnement. Ainsi,l'arrachage de l'armoise blanche par exemple est estimé entre 15 et 20qx/ha et 7000 à 20000 hectares sont dénudés en une année(URBT,2001) avec la surexploitation des patûrages.Selon PNAE-DD(2002),le cheptel steppique est passé d'un équivalent ovin pour 4 ha en 1968 à un equivalent-ovin pour 0,78 ha en 1990 provoquant un pâturage excessif. Les différentes études (URBT,1981;LE Houerou,1985;Aidoud,1989;Kacimi,1996) ont montré que les parcours se sont fortement dégradés. D'autres facteurs, aussi importants, peuvent s'ajouter, comme la démographie sans cesse croissante qui se traduit par une hausse de la demande alimentaire.Selon ONS (1999) la population de la steppe était de 925708 habitants en 1954; elle est estimée aujourd'hui à près de 4 millions d'habitants, entraînant une exploitation effrénée des terres arables et l'utilisation accentuée des sols marginaux et fragiles.Selon PNAE-DD (2002) ,la surface cultivée est passée de 1,1 millions d'hectares en 1968 à 2,1 millions d'hectares en 1990. Cette situation critique de l'état de la steppe a un grand impact socio-économique et environnemental. Du point de vue environnemental, la dégradation du couvert végétal livre les sols des régions arides à l'érosion éolienne qui provoque une perte de sol estimée entre150 et 300 t/ha/an et 50 à 250 t/ha/an de terre sont entraînés par l'érosion hydrique (LE Houerou ,1995) . Les données récentes montrent que ces phénomènes ont provoqué d'énormes pertes avec près de 600000 ha de terre en zone steppique totalement désertifiés sans possibilité de remontée biologique et prés de 6 millions d'hectares sont menacées par les effets de l'érosion éolienne ainsi que la salinité (Ghazi et Lahouati ,1997) avec une une forte régression de la diversité biologique ( Kadi-Hamifi,1998;Nejroudi,2003).Sur le plan pedologique plus de 95% des sols des régions arides sont soit calcaires,soit gypseux, soit salsodiques (Boulaine, 1957; Durand, 1959; Aubert, 1960; Daoud, 1993; Halitim, 1988). Il est donc nécessaire de connaître l'ampleur de la dégradation des écosystèmes steppiques pour essayer d'établir une analyse qui tient compte des composantes écologiques du milieu.C'est dans ce type de préoccupation que le système d'information géographique (SIG) trouve une place privilégiée en permettant une meilleure gestion par le traitement de l'informations spatialisée.IL apporte donc une contribution non négligeable à tout inventaire du milieu naturel et artificiel en place. Notre objectif est l'étude de la dégradation steppique dans la région du HODNA à l'aide d'un système d'information géographique pour la valorisation de ses ressources naturelles (végétation et sol). II- Démarche scientifique: La connaissance de la végétation naturelle en tant que reflet des conditions écologiques doit permettre un premier diagnostic pouvant orienter les actions d'amélioration et de mise en valeur de la région steppique. Le deuxième critère pour la caractérisation des écosystèmes est le sol.On peut connaître ainsi une relation entre les sols (sensu lato) ou plutôt les variables édaphiques et la végétation au moyen des groupes écologiques édaphiques. L'évolution de l'informatique, notamment le système d'information géographique (SIG), permet de manipuler ces données d'origine multidisciplinaire avec souplesse, rapidité et précision. Dans le cadre de ce travail, nous allons introduire cette nouvelle technique pour produire des cartes de végétation de sol de la région du HODNA à partir d'une base de données pédologiques et floristiques durant la période d'échantillonnage. III-La région d'étude: Le Hodna englobe deux régions : M'Sila et Batna (AURES) à l'Est de l'Algérie. Isolé de la mer par 100 à 150 km de chaînes de montagnes, le Hodna déroule ses maigres Steppes monotones et nues à l'intérieur d'un cadre presque continu de montagnes qui profilent sur un ciel presque toujours pur. Il forme au coeur même de l'Algérie une Longue dépression, , cuvette de 8500 km2 qui sert de niveau de base aux oueds d'un bassin fermé de 24500 km2 dont le fond est à moins de 400 m. Il est dominè au nord et à l 'Es t par un arc de montagnes hautes de 1400 à 1800 m qui relient l'atlas tellien à l'atlas saharien. Le massif des Ouanougha dans l'Aures, en passant par les monts du Hodna et du Belezma. Il est en contrebas des hautes plaines constantinoises qui se maintiennent entre 800 m et 1100m et avec lesquelles il communique par d'étroits couloirs au nord est. Il est déprimé également par rapport aux hauts plateaux algériens qui s'élèvent de 800 à 1200 m ceux-ci le dominent par une grande « falaise » au nord de Boussaâda mais s'inclinent doucement vers lui par la plaine alluviale de l'Oued El Leham. Le choix de cette region est dû au fait que depuis une trentaine d'années, l'écosystème steppique du Hodna a été complètement bouleversé tant dans sa structure que dans son fonctionnement à travers sa productivité primaire. Pour cela il IV - Plan de travail et perspectives à atteindre: Notre recherche et étude durera quatre ans y compris la soutenance IV -1- Pendant la première année (Janvier2010-Janvier2011): C'est la première année de recherche donc ça doit être une année de découverte et de collecte des données qui concernent le thème à étudier. En plus des données sur la situation géographique de la zone à étudier, la géologie, l'hydrogéologie,la géomorphologie de la zone à étudier et sa couverture végétale , ainsi que les données climatiques. Ajoutant à ces recherches des sorties de prospection par lesquelles on arrive à combiner entre les données théoriques et ceux du terrain. IV -2- Pendant la deuxième et troisième année (Janvier 2011-Janvier 2012): -choix les stations -l'échantillonnage sur le terrain suivant des transects choisis en fonctions de: gradients climatiques, structures géologiques….. Le long de chaque transect, des relevés floristiques et un profil pédologiques effectués chaque fois que l'on observe un changement du milieu et principalement: substratum géologique, type de sol, pente, exposition……. IV -3- Fin de la troisième année +quatrième année (Octobre 2012-Desembre 2013): C'est l'étape d'interprétation des résultats et de comparaison des résultats des différentes situations étudiés et rédaction finale de la thèse d'état. Soutenance prévue vers décembre 2013. Statut Vérifié

Featured

This is a premium business listing. Stand out from the competition!

Own a Business?

List your company and reach more customers today.

Add Your Business