La dense forêt sacrée d’Osun, à la périphérie de la ville d’Oshogbo, est l’une des dernières zones de la forêt primaire qui subsiste au sud du Nigéria. Elle est considérée comme la demeure d’Osun, une des divinités du panthéon yoruba. La forêt, sillonnée par la rivière Osun, abrite des sanctuaires, des sculptures et des œuvres d’art érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas. La forêt, désormais considérée par tout le peuple yoruba comme un symbole identitaire, est probablement la dernière forêt sacrée de la culture yoruba. Elle témoigne de la coutume, jadis très répandue, qui consistait à établir des lieux sacrés loin de toute habitation humaine.
Justification :Critère (ii) : Le développement du mouvement des artistes traditionnels du nouvel art sacré et l’intégration de Suzanne Wenger, artiste autrichienne, à la communauté yoruba, se sont révélés être le terrain d’un échange fertile d’idées qui ont ressuscité la forêt sacrée d’Osun.
Critère (iii) : La forêt sacrée d’Osun est le plus grand exemple, et peut-être le seul restant, d’un phénomène jadis largement répandu qui caractérisait tous les peuplements yorubas. Elle représente aujourd’hui les forêts sacrées yorubas et leur illustration de la cosmogonie yoruba.
Critère (vi) : La forêt d’Osun est l’expression tangible du système divinatoire et cosmogonique yoruba ; son festival annuel est une réponse vivante, florissante et en perpétuelle évolution aux croyances yorubas dans les liens qui unissent le peuple, ses dirigeants et la déesse Osun.
UNISCO