Mémoires de Fin d’Etudes
Etablissement
Université de Tébessa - Larbi Tébessi
Affiliation
Département de Biologie et geologie
Auteur
AOUADI, Abdelhafid
Directeur de thèse
Arhab Rabah (Maitre de conférence)
Filière
Biologie
Diplôme
Magister
Titre
Valorisation du contenu phénolique des margines dans la réduction in vitro de la méthanogénèse ruminale
Mots clés
margines, composition, phénols, microbiote ruminal, méthane.
Résumé
Les margines, sous-produit obtenu par centrifugation ou sédimentation de l’huile après le pressage de l’olive, sont caractérisées par une concentration élevée en sucres, lipides, protéines et surtout en composés phénoliques. Une fois rejetées sans avoir subi des traitements préalables, ces margines auront un impact négatif sur l’environnement dû à leur pouvoir d’inhiber le développement des plantes et de certains microorganismes. Leur phytoxicité est principalement attribuée à la présence des lipides et des polyphénols. En Algérie, ces margines sont couramment rejetées en l’état ou déversées dans des puits individuels pouvant directement se mélanger aux eaux pluviales, aux eaux usées et inonder les fermes environnantes et/ou indirectement drainées pour finir dans la mer. Il faut également noter que 100 kg d’olives triturées donnent 40 litres de margines et qu’un seul mètre cube de margine est équivalent aux déchets domestiques de 1000 habitants. Ainsi, le traitement de ces margines avant leur rejet s’avère indispensable afin de préserver les nappes phréatiques et limiter les dégâts sur l’environnement. D’autre part et depuis quelques années, le réchauffement progressif de notre planète, provoqué par l’effet de serre, est devenu une réalité aussi bien politique que scientifique. Cet effet est dû à l’accumulation dans l’atmosphère de gaz qui retiennent le rayonnement infrarouge. Il s’agit principalement de dioxyde de carbone, du méthane, des chlorofluorocarbures et des oxydes d’azote dont les contributions à l’effet de serre ont été estimées respectivement à 49, 18, 14 et 6% (Chouinard et al., 2004). Le méthane constitue la principale voie d’élimination de l’H2 produit dans le rumen au cours de la digestion microbienne des aliments. Son éructation par les ruminants conduit à la fois à une perte d’énergie pour l’animal et à une aggravation de l’effet de serre par son pourvoir radiatif. En effet, sa concentration atmosphérique est passée de 0,70 à 1,68 ppm durant les deux derniers siècles (Blake and Rowland, 1988) et continue d’augmenter chaque année de 0,6% (Moss et al. 2000). Par ailleurs, le méthane produit essentiellement dans le rumen représente 22% de la production totale avec environ 7,5% des émissions sont attribuées au cheptel du continent africain. De ce fait, ce travail a pour but d’étudier la possibilité de valoriser les composés phénoliques présentes en abondance dans ce sous-produit pour tenter de réduire la production de méthane in vitro. Elle consistera à étudier ce qui suit : extraction des composés phénoliques, détermination de leur teneur respective, leur caractérisation qualitative et leur effet sur la fermentation in vitro (production de gaz, méthane, activité enzymatique et composition de la faune ruminale)
Statut
Signalé