Mémoires de Fin d’Etudes
Etablissement
Université de M’Sila - Mohamed Boudiaf
Affiliation
Département de Français
Auteur
Attia Née Bouderhem, Hadda
Directeur de thèse
Abdelwahab Dakhia
Filière
Didactique
Diplôme
Magister
Titre
La défaillance lexicale lors d’une production écrite en F.L.E chez des apprenants de 1ère, et de 2ème années secondaires: Cas des élèves du lycée A.Madjid Bourezg Bordj Bou Arréridj
Mots clés
L’écriture; Défaillance lexicale; F.L.E; Lycée A.Madjid Bourezg
Résumé
L’écriture est le moyen le plus efficace pour marquer l’existence de l’homme ainsi que ses progrès culturels. C’est aussi un instrument fiable d‟apprentissage, omniprésent à l’évaluation. L’activité scripturale s’avère souvent complexe car elle est à la fois une réflexion, une sélection, un raisonnement, une mise en relation, une actualisation sous forme d’énoncés, un enchaînement pour produire un discours. Les prèrecquis des élèves, leur hétérogénéité socioculturelle conduisent à l’hétérogénéité de leurs difficultés de s’exprimer oralement ou par écrit; et à la diversité de leurs stratégies d’apprentissage et par conséquent de leurs résultats scolaires. D’où l’utilisation d’une pédagogie différenciée semble très nécessaire, donc plus prometteuse. Les difficultés éprouvées par les élèves lors d’une production par écrit en F.L.E concernent la révision que l’élève opère en cours de production et la réécriture de son écrit. Ces principales difficultés sont dues le plus souvent à des obstacles épistémologiques, cognitifs et affectifs, didactiques et pédagogiques. Dans notre projet de recherche, nous nous sommes intéressés aux difficultés qu‟éprouvent les élèves, à cause de la défaillance de leur savoir lexical ; ou de la méconnaissance des mots de la langue française, lors d’une production par écrit. Pour pouvoir analyser les erreurs lexicales, nous avons jugé important de faire connaître l’importance du mot dans l’expression écrite et les relations entre les mots à savoir la synonymie, l’antonymie, l’hypéronymie, l’hyponymie, l’homonymie, la polysémie, la monosémie, et la paronymie qui régissent les rapports de sens entre les unités. Nous faisons remarquer que l’enseignant doit multiplier les exercices concernant les relations lexicales car il est très difficile à l’élève de retenir des mots dont les sens ne sont ni vraiment éloignés, ni vraiment proches. L’élève a tendance à confondre les homonymes.Et que La lecture participe à l’acquisition d’un savoir lexical, et à l’élargissement des connaissances linguistiques de l’élève. Comme, nous avons aussi pensé à la relation entre les deux codes linguistiques à savoir l’oral et l’écrit qui sont deux moyens de communication qui se complètent. Le savoir parler peut servir à l’acquisition d’un savoir écrire. Ce dernier doit être fondé sur le savoir parler qui demande à son tour un savoir lexical. En s’exprimant oralement ou par écrit ; l’élève imite son professeur. C’est pourquoi l’enseignant doit renouveler ses mots, ses structures afin de satisfaire les besoins de l’ensemble de sa classe. Il doit s’appuyer dans les différentes activités langagières sur les propres expériences de l’élève, sur son vécu. Cela doit être aussi pris en considération dans l’élaboration des programmes scolaires. L’nseignant doit intervenir immédiatement lors des échanges en classe pour permettre aux élèves les plus faibles de rattraper leurs camarades. C’est grâce à ces échanges explicatifs que se développe la compétence lexicale de l’élève. Le professeur de langue est notamment appelé à habituer ses élèves au travail de groupe, à l’entraide. Il doit les orienter vers la lecture des livres qui correspondent le mieux à leurs besoins langagiers, à leurs tendances culturelles, et qui les aident à se familiariser avec les mots de la langue étrangère en question. Pour conclure, nous pouvons dire qu’écrire c’est créer, les élèves et de n’importe quel niveau, peuvent créer mais ils continuent à percuter devant cette faculté humaine à cause des difficultés qui s’imposent. C’est surtout le fait que le Français qu’ils utilisent pour créer est une langue qui leur est étrangère et par conséquent leurs obstacles diminuent peut être mais ils existent toujours. Pour qu’ils écrivent aisément, ils ont besoin de l’assistance de leur professeur de langue, de leurs parents et même de leurs camarades. Ils ont aussi besoin de mieux connaître cette langue étrangère qui comporte non pas seulement des mots, un lexique nouveau mais aussi et surtout une culture nouvelle différente de leur propre culture. A travers et à partir de notre petite recherche, nous avons remarqué que les élèves de tous les niveaux qu’ils soient rencontrent beaucoup plus de problèmes à l’écrit qu’à l’oral. En effet une étude ne fait pas le beau temps ou le mauvais temps. En outre cette modeste recherche ne propose ni livre de recettes, ni théories éloignées des réalités de l’enseignement. Elle décrit et analyse des stratégies pédagogiques concrètes qui sont à l’origine de la défaillance lexicale observée chez les élèves qui apprennent le Français langue étrangère dans un contexte algérien. Sans oublier de souligner que ces carences langagières ou cette insuffisance ou pauvreté lexicale est due aussi à la défaillance des stratégies apprenantes car l’élève d’aujourd’hui néglige éperdument l’objet livre. Avec les nouvelles technologies, c’est 1ère de la consommation facile et rapide. Nous espérons que notre travail sera l’une des voies à explorer pour aboutir à la réussite des élèves aussi bien que leurs enseignants
Date de soutenance
2011
Cote
TH3.3091
Pagination
112 p.
Illusatration
ill.
Format
30 cm.
Statut
Traitée