Etablissement
Ecole Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme-Hocine Aït Ahmed
Affiliation
Bibliothèque
Auteur
BENACHOUR, Fayçel
Directeur de thèse
chabbi chemrouk naima (Professeur)
Filière
Architecture et Urbanisme
Diplôme
Magister
Titre
Principe de précaution, et les représentations sociales comme concept opératoire dans la gestion des risques
Mots clés
Principe de précaution, développement durable urbain, études d’impacts, incertitude scientifique, gouvernance, représentations sociales.
Résumé
Le recours et l’application du principe de précaution sont reconnus comme étant des instruments de premier ordre pour la mise en place d’une durabilité des territoires à travers le développement durable urbain (DDU), et d’une qualité environnementale notamment à travers la caractérisation des études d’impacts. Ce principe environnemental à la fois d’évaluation et d’anticipation de l’incertitude scientifique, est aujourd’hui invoqué dans tous les traités et chartes nationaux et internationaux environnementaux et sanitaires, et tend à gagner tous les domaines de l’activité humaine. Le principe de précaution s’est institutionnalisé dans notre pays à travers le schéma national de l’aménagement du territoire 2025, de la loi n°06.06 du 20 février 2006 portant orientation de la ville et de la loi 04-20 du 25 décembre2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable. Dans ce contexte, ce principe est circonscrit aux études d’impacts des établissements classés, et à l’interdiction de quelques produits jugés dangereux. Toutefois, de vives contestations sociales, politiques et scientifiques, entourent l’incertitude des événements dommageables auxquels est supposé répondre le principe de précaution. Se faisant, il est appliqué par l’injonction durable, soit en tant que principe sécuritaire d’abstention, ou bien à défaut, devenir une simple déclaration d’intention. Par ailleurs, ce principe se décline de manière assez nuancée selon les enjeux : sociaux, économiques, politiques et environnementaux des territoires auxquels il est confronté, de la nature des processus décisionnels et des degrés de son implication. Dans ce mémoire, nous avons donc essayé de pointer la nature de la problématique de l’application de ce principe à la fois de manière globale et dans le cadre algérien: réglementation, gouvernance, application, processus, compréhension, acteurs urbains etc. De fait, il semblerait que cette remise en cause, tienne d’une part, du détachement entre la substance juridique et la substance décisionnelle de ce principe. L’étude des représentations sociales du risque aidant, la finalité devient la construction d’un risque socialement acceptable, autour d’une trame de définition locale et partagée de la précaution. La comparaison en termes de processus décisionnel d’un cas français, et d’un cas algérien concernant la gestion de risques urbains, nous a révélé les lacunes de l’application du principe de précaution en Algérie. Elle révèle notamment, le potentiel d’une approche qualitative dans le processus d’appréciation et d’évaluation des risques et leurs impacts. Enfin, notre étude a aussi révélé une méconnaissance à l’endroit du principe de précaution en Algérie, de son rôle ou ses implications, malgré son importance dans la gouvernance urbaine et la gestion des risques. Ce qui dénote de la nécessité de redéfinir localement le principe de précaution et la manière dont il doit accompagner la gestion des risques de manière globale et plus spécifiquement les études d’impacts environnementales.
Date de soutenance
18/06/2013.
Cote
M 417
Pagination
p 112.
Illusatration
ill.
Format
30 cm.
Statut
Soutenue