Etablissement
Ecole Nationale Supérieure d'informatique
Affiliation
Département de Post-Graduation
Auteur
FAISAL, Touka
Directeur de thèse
BENATCHBA , Karima (Professeur)
Co-directeur
KOUDIL , Mouloud (Professeur)
Filière
Informatique
Diplôme
Doctorat
Titre
La reconnaissance de l’empreinte palmaire latente
Mots clés
Criminalistique, Reconnaissance biométrique, empreinte palmaire, latente, partielle
Résumé
Depuis l’aube des temps, la reconnaissance des individus a pris une importance dans la vie humaine. Son intérêt a évolué de la simple association des personnes aux événements ou aux transactions dans un cadre social ou commercial, à l’identification à grande échelle dans le cadre de la sécurité des nations. Comme tous les domaines, elle a tiré profit du développement technologique qu’a connu le monde. On est ainsi arrivé à concevoir des systèmes de reconnaissance, dits biométriques, complètement automatisés profitant de plus en plus des traits physiques, morphologiques ou même comportementaux de l’être humain. L’une des premières applications, dans un cadre officiel du concept de la reconnaissance biométrique, fut dans le domaine criminalistique. Vucetich établit la première identification d’un criminel par sa trace d’empreinte digitale en 1892. Il déclara coupable une femme accusée d’assassinat grâce à ses empreintes sanglantes laissées sur la porte du lieu du crime. Cette première utilisation de preuves biométriques a permis d’innocenter un suspect en plus de confondre un assassin. Depuis ce temps, l’utilisation des empreintes digitales est devenue décisive dans l’indentification des personnes impliquées dans des infractions pénales par les experts de la criminalistique. Cette utilisation de données biométriques ne s’est pas limitée aux empreintes digitales. En 1986, et pour la première fois, l'ADN va confondre l'auteur d'un double meurtre dans ce qu’on appelle l’affaire « Colin Pitchfork » (Champod, 2009). D’autres preuves biométriques deviennent de plus en plus répandues : l’empreinte palmaire, les traces des chaussures, les empreintes auriculaires, les informations fournies par les enregistrements vidéos de surveillance tels que les images de visages, la démarche, la voix,... Beaucoup de chercheurs se sont intéressés à la reconnaissance des empreintes digitales preuve en est de la riche littérature qui existe. Cependant, bien que les spécialistes assurent que 30% des évidences collectées sur les scènes de crime sont des empreintes palmaires latentes (Laadjel, et al., 2010), peu de chercheurs se sont penchés sur ce problème. Ce sujet s’inscrit dans cette problématique. Peu de travaux abordent le sujet de la reconnaissance d’empreinte palmaire latente. Ils se basent dans leur majorité sur une adaptation d’approche de reconnaissance digitale. Ils extraient des caractéristiques similaires à celles observées et extraites de l’empreinte digitale (minuties, orientation et fréquence des crêtes). Chaque approche a été testée sur une base de données conçue par les auteurs. Dans notre sujet, il est demandé de concevoir une approche de reconnaissance d’empreinte palmaire latente. Cette approche devra toucher aux différentes étapes du processus de reconnaissance à travers : • la conception d’une technique d’amélioration de qualité prenant en compte les spécificités des empreintes palmaires (dans l’estimation de l’orientation des crêtes). Et cela dans la phase de prétraitement. • le choix des caractéristiques à exploiter ainsi que leur représentation dans la phase d’extraction des caractéristiques. • Le choix des techniques de comparaison des différentes caractéristiques et de calcul des scores dans la phase d’appariement. Ainsi que le choix d’une stratégie de fusion des scores.
Statut
Vérifié