Auteur
Belmecheri, Mohamed Reda
Directeur de thèse
Nait Achour, Madjid (Professeur)
Filière
Chimie
Diplôme
Magister
Titre
Etude quantique de l'effet des interaction entre molécules sur leur spectroscopie
Mots clés
Spectroscopie moléculaire ; Macromolécules ; Composés polycycliques ; Benzène ; Hydrures ; Composés aromatiques polycycliques ; Molécules interstellaires ; Dynamique moléculaire ; Hartree-Fock, Méthode d'approximation ; Champs magnétiques interstellaires
Résumé
Le milieu interstellaire est le milieu qui, dans une galaxie, remplit l'espace entre les étoiles. Ce milieu est un mélange de gaz et de poussière et est en interaction avec les étoiles dont la formation et la destruction modifient énormément ses propriétés physico-chimiques. En 2001 la présence de la molécule de benzène (C6H6), dans l’espace interstellaire, a été prouvée par José Cernicharo, et ses collaborateurs. Plus récemment Spitzer (2003-2009) a permis de montrer que les macromolécules polycycliques aromatiques hydrogénées (PAH) sont les meilleurs candidats pour expliquer les bandes aromatiques infrarouges (AIB). Ce contexte astrophysique motive des études expérimentales et théoriques pour progresser dans la compréhension de la nature de ces espèces et du lien qui existe entre hydrocarbures, phase macromoléculaire (PAH) et phase solide. Dans une première partie de notre travail, nous étudions, aux moyens des méthodes Post Hartree-Fock et DFT incluses dans le programme GAUSSIAN et dans le cadre du modèle de la supermolécule, les possibilités pour le benzène d’être un support probable des différents hydrures de sorte à ce que l’atome d’hydrogène de l’hydrure pointe vers le centre du cycle du benzène. Nous avons étudié un ensemble de composés de la forme benzène…H—A, avec différents composés dont l’atome A est, tour à tour, C, N et O. Cette étude est assurée au moyen de base d’orbitales atomiques assez étendue, comprenant des fonctions diffuses et des fonctions de polarisation dont les coefficients et les exposants ont été optimisés de sorte à reproduire les polarisabilités électriques de molécules modèles. Les énergies d’interactions ont été évaluées avec prise en compte des énergies de vibration au point zéro (ZPVE) et les erreurs de superposition de base (BSSE) pour tout les complexes considérés. Dans une deuxième partie, nous avons déterminé les propriétés magnétiques de ces complexes, au moyen des deux méthodes CSGT (Continuous Set of Gauge Transformation) et GIAO (Gauge Invariant Atomic Orbitals) au niveau DFT et MP2, dans le but de déterminer l’effet des interactions moléculaires notamment sur les constantes d’écran des noyaux directement impliqués dans la collision. Dans notre travail, nos résultats avec le benzène comme support probable concordent parfaitement avec les méthodes de calculs les plus précises et avec l’expérience. Ces résultats montrent que les énergies de liaison dans nos complexes augmentent avec l’électronégativité de l’atome A. La prise en compte de la déformation géométrique des différents substrats dans les complexes étudiés s’avère sans effet sur les énergies de liaison dans ces derniers. L'importance des corrections BSSE dans nos résultats finaux est liée à l'ampleur des énergies de liaison; elle dépend de la nature de l’atome A, mais la présence de groupes de fortes électronégativités, tel que le F et ou le CN, ou bien une double ou triple liaison, augmenterait considérablement les énergies d'interaction. Dans la même série de molécules isoélectroniques, la constante d’écran de l’atome d’hydrogène de l’hydrure AH augmente avec l’acidité de celui-ci alors que celle des atomes de carbone de la surface benzénique diminuent.
Date de soutenance
07/10/2012
Cote
539.754
Pagination
79 p.
Illusatration
ill.
Format
30 cm.
Notes
Support papier accompagné d'un CD-Rom ; Bibliogr.
Statut
Traitée